Accueil Pendant presque un millénaire, la lutte organisée contre l'incendie sera le première et quasiment unique mission de ceux qu'on appelle alors les "soldats du feu". Gardes-pompes puis sapeurs pompiers ont assuré cette lourde tâche avant de devenir, à l'aube du IIIème millénaire, les "techniciens du risque." Au temps des Romains Les premiers "sapeurs pompiers" organisés furent à priori les "aediles incendiorum exstinguendorum" qui officiaient dans la Rome antique. Sous ce nom savant, où apparaissent les mots "incendie" et "extinction" se cachent les premiers personnels chargés d'effectuer dans l'Antiquité, des rondes de nuit pour prévenir les incendies. Plus tard, l'empereur Auguste soucieux de la tranquilité et de la sécurité de ses sujets à Rome, porte à 2000 hommes, regroupés en une légion, le contingent chargé de cette mission. Chacune de ses sept cohortes qui composent la légion se voit attribuer un des quartiers de Rome dont il a la responsabilitédans la prévention des incendies. Cet exemple d'organisation sera suivi par de nombreuses villes importantes de l'Empire Romain. Au Moyen-Age, peu de cités ont conservé ce type de vigilance quand l'empereur Charlemagne décide d'imposer aux villes les plus importantes la réquisition d'un certain nombre d'habitants à qui l'on confie la mission d'effectuer des rondes de nuit dans la ville. Au XIIIème siècle, le "guet bourgeois" En 1254, dans le but de rendre les rues encore plus sûres, et de lutter efficacement contre les incendies, le roi Louis IX crée le guet bourgeois, encore appelé "guet des métiers" puisque confié aux corporations le plus représentatives de la capitale et pouvant mettre leurs techniques professionnelles au service de la lutte contre le feu. On y trouve donc des maçons, des charpentiers, des couvreurs... En 1524, une ordonnance de François Ier réglemente les obligations des quarteniers, magistrats de la ville de Paris chargés de la lutte contre les incendies. Faute de moyens efficaces, cette lutte fait souvent appel à la technique de la "part du feu" qui consiste à abattre des habitations pour empêcher la progression des flammes. Dès 1371, l'ordre est donné aux habitants de disposer un cuveau plein d'eau à la porte de leur maison. Outre les ouvriers et artisans du bâtiment dont on utilise les compétences particulières, il est souvent fait appel aux moines des ordres mendiants et plus curieusement aux prostituées. En effet, celles-ci ont le principal avantage dans l'organisation des secours d'être à demeure chez elles et donc de pouvoir être immédiatement réquisitionnées pour faire la chaîne. Cet usage sera formellement établi par un arrêt royal en 1472. Pour les moines, leur respect de la hiérarchie, leur esprit de sacrifice sont des atouts importants. Le premier corps de pompiers de Paris, appelé "gardes pompes" est crée en 1716. Ils sont bien entraînés et équipés, ils assurent leur mission de service public *gratuitement (*Le roi Louis XIV décide que les interventions des secours soient gratuites le 11/03/1733). En 1765 le roi Louis XV se préoccupe de la protection des gardes-pompes et recommande l'usage du casque. Le 24/08/1790 est promulguée la loi faisant obligation aux communes de prendre des mesures de protection contre les incendies. 1810 LES SAPEURS DE LA GARDE IMPERIALE Tout commence le 1er juillet 1810, lorsque le Prince de Schwarzenberg organise une soirée à l'ambassade d'Autriche pour honorer le récent mariage de l'empereur Napoléon Ier. Vers 23 heures, alors que le bal est ouvert, un terrible incendie éclate avec une si soudaine violence que la panique désoriente une partie de l'assistance. Une dizaine de morts est à déplorer. L'insuffisance du système de sécurité est mise en évidence dans le procès-verbal dressé à la suite de ce drame. L'attention de Napoléon Ier est attirée, de ce fait, sur l'organisation de la lutte contre le feu à Paris. Par décret impérial du 18 septembre 1811, il confie cette mission à un corps militaire, le Bataillon de Sapeurs-Pompiers de Paris (garde impériale). Désormais la sécurité incendie de la capitale est confiée exclusivement aux militaires. C'est de cette même époque que date l'appellation impropre de "sapeurs pompiers". Elle est héritée des périlleuses missions de sape, c'est à dire de travail de terrasement dans les attaques et les sièges de ville, dont étaient chargés les soldats du génie. Cette unité devient en 1867, le Régiment de Sapeurs-Pompiers qui est transformé en Brigade, le 1er mars 1967. Cette grande unité, appartenant à l'arme du Génie, sera commandée par un Officier Général.
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